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Annie Sprinkle, post-pornographe |
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| Annie Sprinkle - «The Public Cervix Announcement» - Leslie Barany
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Bad girl, drôle et paillarde, l'Américaine Annie Sprinkle (to sprinkle = arroser, asperger), règne sur le sex-activism aux États-Unis. Entraîneuse de bar, prostituée et actrice hard dans les années 70, elle est aujourd'hui performeuse et réalisatrice. Elle se définit comme une prêtresse du sexe et s'expose dans les galeries les plus prestigieuses et les foires d’Art contemporain.
De son vrai nom Ellen Streinberg, (« Je suis née Ellen Steinberg mais je n'aimais pas Ellen. Alors, j’ai décidé de me réincarner en Annie Sprinkle ») petite fille d'un artiste "Mon grand-père portraitiste vécut à Paris au début des années 40 avant de fuir les nazis aux États-Unis. Maman m'a raconté que, petite, il lui arrivait en rentrant de l'école de tomber à la maison sur des jeunes femmes posant nues. Enfant, j'avais donc moi-même cette idée de Paris comme capitale de l'art et du plaisir". Elle est née en 1954 à Philadelphie, ou elle dit avoir été une enfant complexée «Mes parents avaient beau être libéraux, difficile d'échapper aux messages négatifs d'une société puritaine sur la question de la sexualité.» jusqu'à ses 17 ans, où elle découvre, avec enthousiasme les joies du sexe et qu'on peut parvenir a des "états de conscience modifiée extatiques par les pratiques sexuelles». A 18 ans elle set ouvreuse dans un cinéma porno, elle travaille ensuite dans un salon de massage puis, devient prostituée.
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Annie Sprinkle - "The Satisfiers of Alpha Blue"
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| Annie Sprinkle - «The Public Cervix Announcement» - Leslie Barany |
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Au début des années soixante-dix, commence sa carrière dans le milieu des films pornographiques hardcore et enchainant les tournages elle jouera dans plus de 150 pornos. Elle réalise "Deep inside Annie Sprinkle" en 1982 Ce film montre des femmes sexuellement agressives concentrées sur leurs orgasmes on y avu une nouvelle forme de pornographie , elle s'adresse au spectateur en montrant sa vie et la transformation de Ellen Steinberg en Annie Sprinkle, icône sexuelle.
La travailleuse du sexe et actrice X devient artiste, et au milieu des années 80, elle invente le terme “post-pornographie” pour présenter sa performance «The Public Cervix Announcement» où les spectateurs sont invités à explorer l’intérieur de son vagin à l’aide d’un spéculum. "Bienvenue sur mon autoroute intravaginale où le monde merveilleux du col de l’utérus vous attend…" L’obscénité décape les conventions, lamine les tabous. ,Son manifeste Post Porn Modernist prône la réappropriation de la sexualité par les femmes et la remise en cause du présupposé bien établi de la différence des sexes, de l’homme ou de la femme. "La société nous apprend à accepter la douleur, mais pas le plaisir. Vu le caractère central de la sexualité dans l'expérience humaine, je suis frappée de voir que si peu d'artistes travaillent sur la question. Tout le monde devrait tourner des pornos, enrichir le genre de contributions avant-gardistes, personnelles." |
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"Deep inside Annie Sprinkle"
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En 1984 sa performance «Deep Inside Porn Stars» met en scène des porn stars (Veronica Vera, Candida Royalle, Gloria Leonard, Veronica Hart, Sue Nero et Kelly Nichols) qui enlèvent le costume de porno-star pour le remplacer par leurs vêtements portés au quotidien rappelant au public que ces femmes travaillent pour l’industrie du sexe mais sont aussi mères, filles, épouses, femmes...
En 1989 elle tourne "Linda/Les & Annie,The First Female-to-Male Transsexual Love Story" un docu drama de 30mn : Les Nichols, né "femme" tente sa première expérience "hétéro" avec Annie Sprinkle. «Je suis tombé amoureuse de lui et, comme il était d'accord pour se laisser filmer, je lui ai proposé que nous immortalisions notre première relation», Sprinkle explique : «Il a subi une douzaine d'opérations, sa verge est comme un patchwork. Même si ça peut paraître insupportable pour certains, moi, j'aime ça. Et si vous voulez savoir s'il peut avoir une érection, la réponse est oui.»
The Sluts and Godesses Video Workshop est présenté aux MoMa et Whitney Museum de New York en 1992. Annie Sprinkle y explique comment devenir une déesse du sexe "101 leçons pour devenir une déesse du sexe et apprendre à s’aimer en tant que femme".. C'est «le» film qui l'a rendue culte chez les lesbiennes américaines. «Je prenais mon pied avec deux filles et un vibro, le point de vue des mecs ne me concernait plus.» |
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| Annie Sprinkle |
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| Annie Sprinkle |
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"Herstory of Porn" voit le jour en 1999. Illustré par des extraits de pornos, ce film retrace l'évolution du genre vue par Annie Sprinkle au travers des 150 et quelques films dans lesquels elle a joué ou qu'elle a réalisés, depuis son premier rôle, à 18 ans, jusqu'à Sluts & Goddesses.
Son travail d’artiste attaqué par les ligues de vertu, le Sénat américain et même le FBI a finalement obtenu les honneurs du Musée d'Art moderne de New-York
Elle vit et travaille désormais avec sa compagne Elizabeth M. Stephens. «Nous, Elizabeth M. Stephens et Annie M. Sprinkle explorons l’amour comme art. C’est le «Love Art Laboratory». Nous réalisons des amours/expériences en utilisant les arts visuels, le théâtre, la performance, les interventions, les films, les conférences, les éditions, et l’activisme. Une fois par an, nous créons également une performance mariage en collaboration avec des amis, la famille et diverses communautés.... Le Love Art Laboratory s’est développé en réponse à la violence de la guerre, au mouvement anti-gay Américain concernant la question du mariage, et au règne du cynisme dans notre société. Nous espérons que le Love Art Laboratory aidera à la contribution d’un monde plus léger, sexy, tolérant, instruit et plein amour.»
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| Annie Sprinkle |
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>> Le site d'Annie Sprinkle
>> Le site du Love Art Laboratory
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